Oeuvres: Sculptures et installations

Sculptrice,
Marie de Decker repousse aussi les limites de l'orfèvrerie.

L'accumulation de formes joue de l'illusion : pleine en apparence, la sculpture est creusée de vide, en écho aux jeux de perspective de la Renaissance.

Elle se prolonge par son ombre, partie intégrante de l'œuvre ; un effet recherché sous l’influence la peinture historique flamande, où la lumière est constitutive de la forme. Formée à la photographie, l’artiste accorde une attention particulière au clair-obscur, aux contrastes et à la révélation de l’image.

Marie De Decker travaille 27 nuances d'or, volontairement laissé brut pour que rien n’empêche sa brillance, et que rien n’atténue la force des messages que portent les évolutions de sa lumière, dans une velléité ‘impressionniste’. L’artiste est parvenue, par ses usages nouveaux, à insensibiliser le métal sans y appliquer vernis ni résine : son apparente fragilité contraste avec la pérennité préservée du matériau.

Certaines sculptures intègrent des matériaux récupérés (filets de pêche, nacres, fibres végétales) qui ont séjourné au contact de la faune et de la flore de l’océan et dont le cycle de vie témoigne d’une mémoire commune de l’écosystème. Leur format varie du bas-relief encadré (30 x 30 cm) à l'installation monumentale (jusqu'à 400 x 100 cm).

Inspirées des mangroves, les motifs des œuvres - plumes, écailles - traduisent les principes de construction de la nature et captent les mouvements de l’œil entre infini et éphémère.